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07.05.2008
Nouvelles fraîches de la NBA

Playoffs : on y voit plus clair
À l’issue du premier tour des Playoffs 2008, plusieurs prétendants au titre ont été éliminés à l’Ouest, où le tournoi est particulièrement relevé cette année, comme je l’expliquais dans mon récent bilan de la saison régulière. Les inconnues étaient si nombreuses, avant ce premier tour, que je n’avais pas avancé de pronostic, quoique ma préférence aille aux Lakers, au Hornets et aux Celtics. On aurait pu assister à un ultime réveil du Shaq (malgré les multiples problèmes physiques qui ont récemment amoindri son impact dans la raquette), à une remotivation des troupes du côté de Dallas, sous la houlette d’un Nowitzki qui a prouvé par le passé qu’il pouvait s’avérer inarrêtable, ou encore à une déferlante offensive des Nuggets d’Allen Iverson et Carmelo Anthony, deux des meilleurs scoreurs de la ligue. Mais les Spurs n’ont fait qu’une bouchée (4-1) de Suns bien pâles sur le plan offensif ; surtout, Tony Parker s’est promené tout au long de la série dans une défense bien trop faible à l’extérieur. Si Phoenix veut accéder à la consécration du titre NBA, c’est sur une défense rigoureuse, plus encore que sur un jeu de transition efficace, qu’il faudra la construire (Steve, si tu nous lis…). Les Dallas Mavericks n’ont pas fait mieux face aux Hornets (4-1), asphyxiés par le jeu de passe de Chris Paul et la polyvalence de David West, capable de shooter à mi-distance comme de faire parler sa puissance et sa mobilité sous les panneaux. Quant aux Denver Nuggets, ils ont subi l’humiliation du sweep (4-0), littéralement débordés par l’attaque prolifique des Lakers. Ajoutons à cela la défaite logique (4-2) de Houston Rockets amoindris face à des Jazz d’une constance remarquable dans le jeu, et nous aurons fait le tour de la Conférence Ouest.
À l’issue du premier tour des Playoffs 2008, plusieurs prétendants au titre ont été éliminés à l’Ouest, où le tournoi est particulièrement relevé cette année, comme je l’expliquais dans mon récent bilan de la saison régulière. Les inconnues étaient si nombreuses, avant ce premier tour, que je n’avais pas avancé de pronostic, quoique ma préférence aille aux Lakers, au Hornets et aux Celtics. On aurait pu assister à un ultime réveil du Shaq (malgré les multiples problèmes physiques qui ont récemment amoindri son impact dans la raquette), à une remotivation des troupes du côté de Dallas, sous la houlette d’un Nowitzki qui a prouvé par le passé qu’il pouvait s’avérer inarrêtable, ou encore à une déferlante offensive des Nuggets d’Allen Iverson et Carmelo Anthony, deux des meilleurs scoreurs de la ligue. Mais les Spurs n’ont fait qu’une bouchée (4-1) de Suns bien pâles sur le plan offensif ; surtout, Tony Parker s’est promené tout au long de la série dans une défense bien trop faible à l’extérieur. Si Phoenix veut accéder à la consécration du titre NBA, c’est sur une défense rigoureuse, plus encore que sur un jeu de transition efficace, qu’il faudra la construire (Steve, si tu nous lis…). Les Dallas Mavericks n’ont pas fait mieux face aux Hornets (4-1), asphyxiés par le jeu de passe de Chris Paul et la polyvalence de David West, capable de shooter à mi-distance comme de faire parler sa puissance et sa mobilité sous les panneaux. Quant aux Denver Nuggets, ils ont subi l’humiliation du sweep (4-0), littéralement débordés par l’attaque prolifique des Lakers. Ajoutons à cela la défaite logique (4-2) de Houston Rockets amoindris face à des Jazz d’une constance remarquable dans le jeu, et nous aurons fait le tour de la Conférence Ouest.



À l’Est, la principale surprise de ce premier tour moins disputé réside dans l’exceptionnelle combativité dont a fait preuve le petit dernier de ces Playoffs, Atlanta, face au champion de la saison régulière, Boston. Emmenés par un Joe Johnson exceptionnel, notamment lors du match 6, et par un Josh Smith très présent en défense, les Hawks ont tenu tête aux Celtics, jusqu’à l’unique septième match de ce premier tour, à l’occasion duquel la green team a pulvérisé ses adversaires sur son terrain (99-65). Atlanta, souvent raillé ces dernières semaines – il faut dire que le bilan de l’équipe, 37 victoires pour 45 défaites, faisait bien pâle figure auprès de celui des Celtics (66-16) ou des franchises qualifiées à l’Ouest – a prouvé que l’enthousiasme d’une équipe peut faire basculer à tout moment une série, ce qui n’est pas pour nous déplaire : plus on verra jouer les Celtics de Ray Allen, Paul Pierce et Kevin Garnett, mieux on se portera. Pour le reste, Cleveland est venu à bout de la résistance des Washington Wizards (4-2), après un game 5 remporté par les Wizards sur un layup de l’excellent Caron Butler, au nez et à la barbe de LeBron James ; le Magic d’Orlando et Dwight Howard, qui a beaucoup fait parler de lui cette saison, ont disposé de Toronto sans trop de problèmes (4-1) ; et, pour finir, malmenés au départ par de vaillants Sixers, les Detroit Pistons ont su renverser la tendance pour finalement s’imposer au Palace of Auburn Hills.


La série la plus intéressante de ce second tour est sans doute celle qui oppose les Spurs de San Antonio, tenants du titre, aux tonitruants New Orleans Hornets de Chris Paul ; pour le moment, New Orleans a affiché sa supériorité sur son terrain en écrasant coup sur coup les Texans (101-82, 102-84). Chris Paul, d’une facilité déconcertante, inarrêtable malgré la défense parfois dangereuse de Bruce Bowen, a une nouvelle fois régalé l’assistance en lui servant ses désormais fameux alley-oops à destination de Tyson Chandler et ses courses imprévisibles au panier. L’avantage pris par les Hornets est donc conséquent, mais la soirée d’aujourd’hui nous dira si le changement de terrain peut profiter à des Spurs qui, ne l’oublions pas, ont plus d’une corde dans leur sac.
Kobe, enfin MVP

Pour terminer, je vous présente une partie du palmarès de cette saison, en commençant bien sûr par titre de MVP, décerné à Kobe Bryant aux dépens de Chris Paul, auteur lui aussi d’une saison fabuleuse ; mais Kobe, à 28 ans, est enfin au sommet de son art avec les Lakers ; et même si Andrew Bynum et surtout Pau Gasol y sont pour quelque chose, ce titre est largement mérité. Paul, quant à lui, aura bien d’autres occasions d’être élu MVP, au regard de sa jeune et brillante carrière.



Hedo Turkoglu, auteur d’une saison mémorable marquée notamment par un shoot au buzzer apportant la victoire à Orlando face à Boston, a bien mérité la récompense du Most Improved Player of the Year.
20:45 Publié dans Basket | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : basketball, NBA, playoffs, kobe bryant, mvp, chris paul, kevin garnett

